La rédaction de GABONHITS.COM a pu rencontrer pour vous Eric Benquet, le PDG du label Eben Entertainment, une des structures musicales gabonaise la plus courtisée de Libreville à Miami tant son implantation se veut mondiale et promouvoir les talents que regorgent le continent en général et le Gabon en particulier. L’interview s’est déroulée en vidéo-conférence depuis la représentation américaine du label, en plein cœur de la ville de Miami aux USA où Benquet tente chaque jour de donner de la voix à la musique gabonaise à l’international, de là créer un sillon, un paysage pour que celle-ci puisse s’exprimer au mieux sur l’échiquier mondial musical.
Le PDG revient sans anicroche sur l’actualité de son label, des rumeurs qui jalonnent son ascension fulgurante au sein des plus grandes structures musicales du continent mais aussi des projets à venir… Bref, c’est un tour du propriétaire de l’écurie Eben que GABONHITS.COM vous invite à faire avec le producteur de mains de maître, Eric Benquet, au travers de cette interview exclusive accordée à votre site n°1 dédié l’actualité musicale gabonaise ! Que les langues se délient ! Et des exclusivités à découvrir dans cette interview !Quelles sont les conditions pour être un artiste Eben Entertainment ? Tout d'abord bonjour à tous les internautes, à tous nos fidèles fans et aussi à tous nos détracteurs. J’espère par cette interview éclairer les premiers et peut être conquérir ou du moins faire partager mon point de vue aux autres et j'en profite pour vous remercier de m'offrir cette tribune. Il y a effectivement plusieurs conditions essentielles pour intégrer le label. Nous nous sommes battu tous depuis cinq ans pour que label EBEN ENTERTAINMENT soit une référence mondiale de qualité et de sérieux. Il faut donc pérenniser ce patrimoine et cela exige une sélection minutieuse, être unique et authentique, avoir du talent, être travailleur mais surtout pouvoir s'intégrer au groupe, à la famille "EBEN". Pourquoi avoir dénommé votre structure Eben Entertainment ? Serait-ce pour revendiquer l’identité africaine ?Le bois d'eben est noire encre, témoin, de notre négritude mais c'est aussi le bois noble et rare par excellence ainsi que celui qui a la plus grande valeur. L'Afrique est notre Terre, notre racine, notre base, c'est de là que vient notre énergie primaire notre force, mais aussi toutes nos faiblesses... Je pense que toutes ces propriétés m'ont inspiré dans le choix du nom du label. Quels sont vos rapports avec les autres labels et structures de musique gabonaise ?Nous avons toujours été ouvert aux autres et le resterons, le combat et la compétition ne peux pas et ne doit pas être entre nous sur le plan local un frein mais plutôt une convergence des forces, des idées, des talents pour rayonner et séduire à l'international. Notre main est tendue pour ceux qui veulent la prendre pour les autres nous leur souhaitons bonne continuation. Quels conseils ou recommandations donnez-vous aux jeunes qui voudraient se lancer dans la musique ? De bien réfléchir avant de se lancer. L'école, le lycée, les études supérieures restent des moyens sûrs pour réussir dans la vie. Nombreux sont les candidats dans la musique mais les places sont rares et chères il faut avoir l'intime conviction que c'est sa vocation. Le monde de la musique est très complexe et incertain surtout en Afrique. J'ai personnellement d'abord travaillé pour les autres et ensuite créé mes propres entreprises et enfin par la suite, j'ai donné libre cours à ma passion la musique. Comment réagissez-vous aux critiques qui vous sont faites à vous et votre structure internationale ?Les critiques existent et existerons toujours... Elles peuvent servir et même séduire si elles sont constructives, même Jésus avec son message de paix et d'amour n'a pas fait l'unanimité qui suis-je pour prétendre faire mieux? Avez-vous dans votre panel d'artistes, un préféré ?Je sais que c'est un sujet dans les quartiers, les faubourgs de Libreville, et d'ailleurs... mais je confirme Eric Benquet n'a pas d'artiste préféré dans son label. Je suis plus comme un père de famille qui voit évoluer ses enfants et sur le parcours de la vie certaines expériences nous rapprochent et d'autres nous éloignent... mais la passion commune pour la musique, notre ciment, est toujours là et c'est cela le plus important. Je veux aussi préciser que j'ai plutôt des sensibilités musicales par exemple, quand on produit des artistes tels que "KÔBA" et "BA'PONGA" pour ne citer qu'eux, mon rôle n'est pas de les aimer ou d'être plus proche de l'un ou de l'autre. Mon rôle est de définir avec eux un projet artistique et commercial et de l'emmener jusqu'au bout. Je peux par exemple prendre plus de plaisir à produire tel ou tel album mais cela est totalement dû à mes goûts artistiques mais en tant que producteur, je me dois d'être objectif et de délivrer ce que nos fans attendent... car ce sont eux nos vrais patrons...lol (mort de rire, ndlr). Début 2009, vous avez lancé la plateforme BantuMuzik.com. Qu'attendez-vous de ce énième projet musical ?Voila une bonne question, merci de me la poser. En effet, j'observe depuis quelque temps le HH (hiphop, ndlr) au Gabon et en Afrique, et il est en constante mutation. Nous ne sommes qu'une infime ramification de ce mouvement sur tout le continent et je voulais créer une plateforme internationale qui permette à ces jeunes de s'exprimer et qui sait, peut être de se faire remarquer... l’objectif est de créer l’émulation et de récompenser ces talents africains en herbe qui sommeillent encore dans l’anonymat. Cela passe par divers lots tout au long de l’année et une production musicale à la clé. Pourquoi faire enregistrer vos artistes aux USA ? Pourquoi pas ? Les USA sont le berceau de cette industrie. Mes artistes enregistrent au Gabon, en Afrique et partout où l'inspiration les interpelle. Nous avons enregistrés au Sénégal, au Bénin, au Cameroun, au Ghana, en Afrique du sud et pour le dernier Kôba quelques titres aux USA. C’est aussi un moyen pour eux de voir une autre partie du monde, une autre culture, une autre philosophie, une manière d'élargir le champ des possibilités et des échanges. Comment expliquez-vous le départ de K-Prime de votre label ? Où sont passés Vanessa et Cherokee ?
Il faut que les gens comprennent réellement ce qu'est un label de musique, une boite de production et le travail d'un producteur... Le sujet peut être l'objet d'un ouvrage de plus 500 pages mais je vais essayer de synthétiser et condenser au maximum. On ne se marie pas ensemble et personne n'est obligé de rester dans un label !!!
Il y a des contrats, avec des durées déterminées et des choses à réaliser ou accomplir qui définissent notre alliance, car il s'agit de cela une alliance. Un artiste a un projet mais pas les moyens ou les ressources logistiques, l'expérience etc... Il se tourne alors vers une maison de disque dont c'est le métier, la spécialisation et si le projet et l'artiste séduisent, alors un contrat est signé qui détermine le travail, les devoirs et les rétributions de tout un chacun.
C'est exactement comme un contrat de travail entre un employé et une entreprise sauf que là on fait dans l'artistique. Et comme dans une entreprise, on peut démissionner ou se faire virer ou simplement d'un accord tacite se séparer en bon termes et même plus tard pourquoi pas réemployer la personne...
Les types de contrat varient énormément selon des spécifications précises mais il y a tout de même cinq grands axes:
1) Contrat de distribution (le label ne fais que revendre le produit d'un artiste dans une zone et un cadre définis) 2) Contrat de distribution renforcé (un deal est signé entre l'artiste et la maison de disque et une partie des frais est à sa charge) 3) Contrat d'artiste (un deal est signé entre l'artiste et la maison de disque et le label prend tout en charge) 4) Le contrat de management (un deal est signé entre un artiste et un manager chargé de s'occuper du développement de la carrière, des concerts des voyages etc...) 5) Le contrat d'édition (c'est un deal entre l'artiste et son éditeur qui est sensé gérer les revenus et l'administration des droits intellectuels)
Ce dernier s’appliquerait si jamais les droits d'auteurs existaient au Gabon.
K-Prime a jugé plus intéressant pour lui et sa carrière de se prendre en charge tout seul, c'est son choix le plus intime et je le respecte car il est vrai que faire parti d'un label c'est aussi savoir attendre son tour.
Il a fait preuve de beaucoup de courage et j'ai essayé de l'en dissuader plusieurs fois, cela ne c'est pas fait sur un coup de tête ou sur une dispute. K-Prime est mon "petit" comme on dit chez nous au pays et le restera. Je lui souhaite bonne chance et veux lui faire savoir que nous serons toujours là s’il a besoin de nous.
On ne peut développer tout le monde en même temps ou encore avec les mêmes moyens pour la bonne et simple raison que certains artistes vendent plus que d'autres. Mais à la fin, l'artiste reste maître de son destin et peut décider de voguer seul ou dans un label qu’il juge meilleur qu'EBEN ENTERTAINMENT.
Vanessa est une artiste Allemande signée "EBEN" pour un deal de distribution renforcée sur l'Afrique, le deal est arrivé à terme. Elle vole vers d'autres cieux. Nous avons de chaque coté respecté nos accords et gardons toujours de bonne relations.
Cherockee, n'est plus à EBEN ENTERTAINMENT depuis plus de cinq (5) ans. Elle a à l'époque juste après les Koras 2003, décidé de rejoindre un autre label "Direct Prod" dirigé par mon confrère producteur M. Edgar Yonkeu.
Il y a dans votre label des artistes dont on ne parle presque pas ou peu à l'instar de Nephtali et Sir. Comment cela s’explique t-il ?
J'estime ou nous estimons ensemble qu’ils ne sont pas prêts. Il ne s'agit pas de faire que des titres, il s'agit de définir une identité musicale et de faire des hits qui vont plaire. EBEN ENTERTAINMENT est pour moi une école de l'excellence. Je préfère ne rien sortir pendant un an plutôt que faire dans le bidon. On a le niveau, on sort le titre on ne l'a pas on continue à travailler jusqu'à l'avoir...
La célébrité c'est un couteau à double tranchant au début c'est tout nouveau tout beau ensuite, on peut sombrer dans la psychose... Eben se doit aussi de préparer ses artistes contre ces moments là. Je n’ai pas envie qu'un Masta Kudi finisse pendu dans sa chambre d'hôtel ou comme KURT COBAIN (NIRVANA) et encore une fois, ça se travaille ça se prépare.
Nous avons pratiquement tout traversé en 6 ans et cette expérience nous sert pour les nouveaux. Je crois énormément en Nephtali et Sir mais comme un tailleur de pierre, il me faut la matière première pour en faire un diamant qui brille, alors je suis patient et j'attends et vous devriez faire de même...rires
Avez-vous l'intention de restructurer le label, engager d'autres personnes ?
Le label est en constante mutations. Nous nous réunissons tous au moins une fois par mois pour définir les directions à prendre et les rajustements à mettre en place et nous votons pour que certaines décisions passent ou pas. En cas d'ex-equo, mon vote compte double...rires
Eben c'est une démocratie chacun à le droit de parler et de s'exprimer du fan club en passant par les tous les derniers artistes et même quelque fois des invités extérieurs. Cela nous permet de faire le point d'avoir d'autre avis car lorsqu'on à trop la tête dans le guidon on ne voit plus où on va...
Je viens de passer successivement trois mois en dehors du pays, c'est la 1ère fois, mais c'était nécessaire pour la suite... Le chat va donc bientôt rentrer sur sa terre natale et les souris vont s'arrêter de danser et de s'agiter dans tous les sens...
Certains de vos collaborateurs ont crée leurs structures et sont devenus eux aussi des PDG. Pensez-vous qu'ils cherchent à quitter le navire ?
On dit dans mon village qu’on n’est pas le chef parce qu'on a été nommé, ou voté, on est le chef par la façon dont on dirige, par les actes que l'on pose et par les résultats probant que l'on obtient. Tout le monde est libre de vouloir évoluer, de vouloir aller plus loin, d'améliorer sa condition. Je suis le premier à pousser mes collaborateurs vers l'indépendance, encore une fois je ne suis marié à personne mais ce qui m'importe c'est que cela se fasse proprement dans la dignité et le respect des uns et des autres. Que l'on n’utilise pas la notoriété d'EBEN ENTERTAINMENT pour se promouvoir, se faire valoir et ensuite nous cracher dessus comme cela à déjà été le cas.
Et sincèrement quitter le navire EBEN maintenant avec tout ce qui vient, et après tout ce qu'on a traversé ensemble, c'est comme se tirer un balle... mais bon à Gabao tout est possible, en tout cas, je suis prêt ! Je suis le gardien du temple... Le fait de ne pas le plus souvent répondre aux attaques ne veux pas dire qu'on est faible ou qu'on a peur mais cela dénote plus que nous sommes bien au dessus de la mêlée à coté de Dieu et que nous somme très fort spirituellement et psychologiquement.
Les réponses ou les réactions viendrons, toujours... seulement, pas forcement comme, comment et quand on les attend !
Votre avis sur le nouvel album de La Fuenté ?
C'est tout simplement le meilleur album R'n'b jamais produit en Afrique et peut être aussi en Europe francophone ... C'est la raison pour laquelle je n'ai pas encore diffusé les deux vidéos qui sont en boîte. Je voulais que nos fans via notre site www.ebenmusic.com à travers un vote, déterminent leurs préférés dans ce large choix de qualité de l’album.
Nous arrivons au terme de ce vote. Cela a pris un peu plus de temps que prévu mais deux titres se démarquent dans ce vote : "ce n'est plus la peine" et " c'est moi qui écope". Et encore une fois, nous allons livrer à nos fans ce qu'ils attendent de nous...
Mes décisions stratégiques ne sont pas toujours bien comprises au début par le public ou même par mes artistes mais dans la durée elles ont fait leurs preuves. On n'est pas, et ne reste pas, leader pendant cinq ans sans raison ou par hasard...
Je voulais qu'une partie du public cessent de penser qu'Eben Entertainment marche parce qu'on injecte de l'argent dans nos prods et dans nos clips ou encore dans la promotion. Je veux que le public se rapproche de l'essentiel, de l'artistique, de la musique et des messages de mes artistes.
Je voulais et je veux, car il est temps de rendre à César ce qui appartient à César, que le public reconnaisse le talent indéniable du groupe "La Fuenté" et des autres artistes du Label qui se battent tous les jours à défendre les couleurs de notre vert, jaune, bleu dans le monde... Et tout cela, sans le soutient de notre pays et de certains jaloux et aigris qui ne font rien de leur vie mais ne cesse de spéculer sur celle des autres... Des rumeurs disent qu'une dispute a éclaté entre vous et le groupe La Fuenté particulièrement Latchow. De quoi était-il question ?
L'impatiente... l'impatiente de voir sortir l'album, les clips, la promo, de voyager et de sortir du pays etc... Et je la comprends leur réaction avec du recul... La Fuenté c'est mon groupe, ils ont travaillé dur pour livrer cet album, ils ont tout donné et j'ai même demandé plus que ça, je les ai poussé à bout... mais le résultat est là palpable et je sais qu'aujourd'hui ils ont compris... le reste c'est de la spéculation.
Encore une fois Steeve et Latchow sont mes "petits". J'ai créé la Fuenté ça vient de mes tripes et des leurs, J'ai été à l'enregistrement de chaque titre, à chaque séance de mixage. On a passé ensemble des nuits blanches en composition, lorsqu'il y a autant de passions et autant de pression il peut y avoir des tensions. Mais rien qui ressemble à ce que certaines personnes veulent vendre.
Je suis aux USA mais on se parle régulièrement. Je veille à ce qu'on tienne le calendrier car on a vraiment du retard. Ils m'ont dédié le dernier titre de l'album "va toujours plus loin" vous devriez vraiment écouter les paroles de nos chansons pour réellement savoir ce qui se passe chez nous...rires... Quel est l'état des lieux de votre label, le bilan 2009 à mi-parcours ? Nous avons des projets, des idées et des rêves. Nous avançons doucement mais sûrement comme toujours avec la foi en Dieu et en nous, c'est le pus important pour parvenir au bout du tunnel et donner un sens à sa vie. Pour le calendrier 2009-2010 nous prévoyons la sortie de la compilation "Eben Family", la mix-tape de KÔBA pour faire patienter ses fans en attendant son album prévu fin 2009 début 2010. Nous soutenons Franck BA'PONGA dans le développement de sa marque de vêtements "K par K" et avons redéfinis le marque du label "EBEN" je vous joins d'ailleurs quelques graphisme pour que vous puissiez avoir une idée précise de la direction artistique de nos prochain t-shirts. Sur le plan international nous développerons deux nouveaux artistes, l'un Américain "Nonsence" et l'autre Européen "Rembrant" et vous pourrez écouter le medley ci-joint de ces artistes et des productions EBEN ENTERTAINMENT à venir... Tout un programme, mais ce n'est pas une course de vitesse mais plutôt une course de fond. Il y a cinquante ans exactement, en 1959, un homme, M. berry Gordy a eu une vision un rêve il y a cru c'est battu aujourd'hui son label existe toujours il lui a survécu il s'appelle : MOTOWN. Medley Eben Family avec Rembrandt, Nonsence et Kôba Exclusivité mondiale GABONHITS.COM : Nonsence "run away"
Il semble que vous vous mobilisez pour l'internationalisation de vos artistes, comment y parvenez-vous ? Le Gabon c'est un peu plus d'un million d'habitants avec un des tissus artistiques le plus dense et prolifique d'Afrique. Pour survivre il nous faut forcément s'exporter. La culture Gabonaise est immense, et illimité donc pourquoi nous mettre des frontières ? La musique est universelle elle a été créé pour apaiser les meurs ou encore exacerber les passions. Le ciel est donc notre limite et mon combat, notre combat, est de la faire découvrir au plus grand nombre. Nous avons signé avec Believe Digital le plus gros contrat de distribution jamais signé avec un label Africain. Ce contrat nous a permis de rendre les produits et leurs artistes disponibles sur l’ensemble des plateformes musicales modernes où évolue l’ensemble de l’industrie musicale mondiale : iTunes, Fnac etc… Nos artistes sont désormais disponibles sur ces plateformes mondiales en téléchargement, en vente et en écoute aux côtés de leurs pairs d’Amérique, d’Europe bref de l’économie musicale mondiale. Nous sommes en conclusion avec un autre géant de la distribution numérique le Groupe Orchard et aussi Starfish Mobile qui est une plate-forme qui va transporter nos œuvres et notre catalogue directement sur tous les téléphones portables via les opérateurs en Afrique et dans le monde entier. Ce travail ne se fait pas par la magie mais par des relations des voyages, des festivals, des tournées des artistes. Un travail qui ne se voit pas au jour le jour sur le terrain localement mais qui va porter ses fruits sur le long terme. En toute humilité, EBEN ENTERTAINMENT n'a plus rien a prouver sur le plan local mais dite moi combien de personnes connaissent nos artistes au Japon, en Autriche, en Russie ou sans aller trop loin au Liberia, Botswana, au Kenya, ou encore en Egypte ? Voilà l'objectif ! En tout cas le notre, sur le moyen et le long terme.
Comment se fait l'entrée des artistes au studio et la sortie publique de leur produit ? Le processus est le même que dans les autres structures digne de ce nom. L’artiste a une idée, un projet au départ. On y travaille tous et ensuite des budgets sont définis en fonction des objectifs de tel ou tel artiste. On fait ce qu'il faut pour accoucher notre bébé et cela quelque fois dans la douleur... Mais ce qui compte encore une fois, c'est d'y croire et de mettre tout en œuvre pour y arriver. Le reste ce sont des détails et les talents cumulés qui font la différence. En plus je ne vais pas vous donner les détails de notre recette magique...rires Comment arrivez-vous à concilier vos différentes activités professionnelles avec votre passion, la production musicale Eben Entertainment ?Une journée dure 24 heures. Je dors 5 heures par nuit, je travaille le reste du temps pour mes entreprises. Eben est une passion mais aussi une entreprise. J’y dédie entre 2 à 3 heures par jour, un peu plus aujourd'hui pour répondre à vos questions...rires Je n'ai aucun problème à concilier mes activités. Elles sont plutôt complémentaires et quelque fois indissociables. Et quel bonheur immense de voir à chaque spectacle de plus en plus de monde communier avec les artistes et notre musique. Je pense que j'ai beaucoup de chance. Ce n'est pas facile du tout mais je ne changerais cela pour rien au monde. Comment est perçue la musique gabonaise aux USA ? On ne va pas se voiler la face, la musique gabonaise est inexistante aux USA mais, il existe des niches et des artistes tels que Youssou N’dour ou Angélique KIDJO qui ont su les exploiter. L'artiste BA'PONGA, dans mon écurie, est le plus prometteur dans cette direction car sa musique éclectique et plurielle ainsi que son Rap en version vernaculaire ont, je pense, tout pour séduire un certain public plus "world" que "hip Hop". Et avec Franck Ba'Ponga, n'avons nous pas inventé une nouvelle catégorie musicale : le World HIP HOP ? ... rires La crise économique atteint-elle votre label international ?Bien évidement, la crise touche toutes les couches et tous les modèles économiques dans le monde entier. Donc comme tout le monde nous avons réduit la voilure en attendant la fin de la tempête. Nous allons y survivre, nous travaillons dans ce sens tous les jours cela passera par la restructuration du label dans son organigramme par plus de responsabilités des "anciens", par une meilleure gestion et répartition des budgets, par une refonte de nos façons de penser et de nous projeter sur le plan national et international. Mais aussi, une meilleure collaboration avec les autres entités artistiques et gouvernementales. Car des outils, des lois, des textes et des structures existent, la base est là, omniprésente, je pense qu'il faut re-ouvrir le débat sur les droits d'auteurs, redéfinir les priorités comme notamment la position du gouvernement contre la piraterie qui est le plus grand fléau contre les artistes et ensuite comme on dit chez nous ça va aller ! Des rumeurs persistantes font état d'homosexualité criarde au sein du label comme monnaie d'échange au succès. Qu'y répondez-vous ?Wowww, je vais répondre à ça une bonne fois pour toutes et sans ambiguïté. Je ne suis pas homosexuel, ni bi-sexuel, je ne l'ai jamais été et ne le serais jamais et je peux affirmer qu'aucun membre ou artiste du label ne le soit. Maintenant je pense que chacun est libre en son âme et conscience de choisir son orientation sexuelle, je ne juge pas, c'est Dieu qui nous jugent... Il est aussi devenu manière courante dans notre pays, et je trouve cela regrettable, de penser que la réussite a du passer par là. Ce n'est pas le cas à EBEN ENTERTAINMENT et ce ne le sera jamais ! C'est encore une manœuvre obscure et/ou des ragots vilipendés par des aigris pour nous nuire ou nous salir... La réussite et le succès ne passent que par la foi en Dieu, en soi et par le travail. Vos activités professionnelles vous laissent-elles la place pour une vie de couple ? Avez-vous des enfants ? Une amoureuse ?Je suis l'heureux père de deux enfants : un garçon de huit ans et une fille de 3 ans. J’aimerais passer plus de temps auprès d'eux mais la vie exige quelquefois certaines concessions. et c'est aussi pour garantir leur avenir que je fais tout ça. Il m'est difficile de m'engager émotionnellement et intimement avec quelqu'un en ce moment car cela exige du temps et de l'attention. Les femmes ont un besoin énorme d'être cajolées, adorées et écoutées... mais je pratique ce que l'on appel ici aux USA le "dating". Je rencontre des gens, je sors, j'ai une vie sociale épanouie et libre et ne désespère pas rencontrer ici ou en Afrique ma moitié. Quel est le secret de la réussite de l’écurie Eben ?Il n'y a que la foi et le travail. je ne pense pas qu'EBEN a réussi, nous ne sommes qu'à 10-15% de ce que je veux accomplir... Lorsqu'un EBENSHOW remplira Wembley ou encore le stade d'Osaka au Japon alors peut être nous en reparlerons ! Combien se fait le casting, le synopsis et le cout d'une vidéo Eben ?Tout est question d'objectif et de budget. Le coût d'une vidéo peut varier de 1 à 15 millions de francs CFA. Cela dépend de plusieurs éléments : des réalisateurs, du type de camera utilisée DVCAM, HD, Super 16mm ou encore format cinéma 35mm ; mais aussi des scénarios du clip, que l'on décide de le tourner localement ou à l'étranger etc. Tout ces facteurs et ils ne sont pas exhaustifs, déterminent le coût final d'une vidéo mais c'est avant tout un travail d'équipe. Et mon travail est comme celui d'un chef d'orchestre, coordonner toutes ces énergies, tous ces talents vers un but final : transmettre en images notre vision, nos rêves, nos angoisses, notre musique. Mot de fin ?
Je voudrais remercier toutes les énergies positives et constructives qui gravitent autour. Et pour le label, je voudrais remercier ces anonymes des fans club de Ba'ponga, Kôba, La Fuenté de Koulamoutou à Kribi, de Bata à Dakar, d'Acrra à Johanesbourg, Douala en passant par Kinshasa, Paris, Amsterdam ou encore Miami...
Merci pour votre soutient indéfectible. Merci pour les e-mails de soutient constant, nous les lisons tous, et c'est par notre musique et nos textes que nous vous rendons l'amour immense que vous nous portez. Ce n'est que le début de l'aventure, la route est longue et sinueuse mais le meilleur reste à venir...
Merci La rédaction de GABONHITS.COM vous remercie.
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